***

-Oh, quand tu fais cette tête-là, c’est que tu t’es disputée avec ta mère, remarqua Eliott alors que Whisper pénétrait d’un pas lourd et enragé dans la boutique.

-J’ai pas de mère. La chose qui habite avec moi peut pas être appelé comme ça. J’en ai marre. Je suis crevé. Je la déteste. J’aimerai qu’elle crève mais alors les services sociaux voudront me placer quelque part et ce sera encore pire.

Eliott écouta la liste de doléance en mettant de l’eau à chauffer, puis c’est alors qu’il se retournait pour lui lancer une remarque sarcastique qu’il aperçut l’énorme bleu qui tachait la joue gauche du garçon.

-Qu’est ce qui s’est passé ?

Whisper vint s’asseoir à sa place habituelle et enfouit sa tête dans ses bras.

-Tout va mal ces temps-ci. Et là, bein, ça faisait à peine deux heures que je dormais, après être rentré super tard vers 7h du mat’ parce que je savais qu’une bande de connard allait squatter. Je déteste cette cité à la con. Et ces types, ils me piffent pas non plus. Genre je devrais être leur esclave et trainer avec leur bande de minables lobotomisés qui parlent en SMS et sont incapable de dire quoique ce soit d’intelligent. Bref, j’arrive, je me fous au lit, crevé, et deux heures plus tard, vla pas qu’elle se pointe dans la chambre, complètement alcoolisé avec l’un des gros porcs. Ils me calculent même pas et m’écrasent au passage en faisant leurs trucs dégueulasses. Forcément, j’ai piqué une crise. Et là genre, ils m’ont pêté un scandale. Je les dérangeais ! Rien que ça ! Bref on s’est engueulé, ma mère a essayé de faire sa mère, je lui ai rabattu son clapet et l’autre con, là, il m’a foutu un coup de poing en me postillonnant dessus que je devais pas répondre à ma mère… J’avais envie de le tuer. De le piétiner jusqu’à ce qu’il ne soit plus qu’un petit tas de viande haché… Du coup je me suis cassé.

Eliott vint poser une tasse de thé au lait près du garçon, avant de l’obliger à lever son visage pour observer de plus près la blessure. Whisper regardait en l’air, essayant de ne rien montrer, mais il voyait que ses yeux étaient humides et ses lèvres plissée.

-Tu sais Why, parfois je me dis que ce serait pas plus mal que tu sois placé ailleurs. Cette femme est en train de te détruire.

-Tein, non, ce serait pire.

-Comment peux-tu le savoir ? Tu n’as rien connu d’autre que cette situation. Tu sais, c’est pas ça une famille.

-J’ai ma liberté. Et puis je sais un peu ce que c’est… Grace à toi…

Whisper prit la tasse de thé dans ses deux mains avec reconnaissance. Eliott savait toujours quoi faire pour le réconforter, c’est pour ça qu’il trouvait toujours le chemin de sa boutique quand il en avait besoin.

-C’est du froid qu’il te faut, affirma celui-ci en mouillant un linge et en l’appliquant sur sa joue.

La fraicheur lui fit effectivement du bien, autant que la douceur du breuvage.

Il avait vraiment besoin de se calmer. Il avait été à deux doigts de perdre le contrôle dans cette chambre. Cela aurait été plutôt gênant. Il esquissa un petit sourire à cette pensée. Plus que gênant : il aurait surement tué ce type et peut être même sa mère par la même occasion. C’était d’ailleurs ce qui lui avait servi de garde-fou. Tuer ce type, il s’en foutait clairement, ça lui avait même fait du bien de le penser, mais sa mère…

Allez, il ne lui restait que quatre ans à tenir avant sa majorité. Quatre ans, c’était rien, non ?

Alors pourquoi il avait envie de pleurer quand il y pensait ?

Il fronça les sourcils, secoua la tête. Bien qu’il en mourrait d’envie, il n’embêterait pas Eliott avec ses problèmes, car le connaissant, il accepterait de s’occuper de lui et il avait tout sauf besoin d’un adolescent dans ses pattes. Il lui avait déjà donné beaucoup.

Mais rentrer chez lui, pour l’instant, il en était complétement incapable.

-Ca va mieux ? S’enquit Eliott avec inquiétude.

-Ouais. Du tonnerre, grommela Whisper. Ton thé au lait quoi.

L’homme lui sourit et c’est le moment que choisirent deux clients pour entrer regarder les vitrines de piercings. Le regarder reprendre son rôle de patron ne fit qu’affermir Whisper dans son choix de ne pas impliquer plus Eliott.

Mais alors, où pouvait-il aller ? Il n’avait pas de famille dans les parages et aucun ami tout court. Il y avait bien des gens avec qui il jouait souvent en ligne, mais il ne connaissait rien d’eux à part leurs pseudos et leurs exploits vidéo-ludiques.

Il restait toujours la Tête du Tigre qui faisait auberge, mais c’était payant et il y avait toujours un risque d’y trouver des vagabonds.

*Enfin, ce risque était moins important depuis qu’il y avait la meute à Toulouse…*

Au moins une chose de gagnée… Il imaginait.

Mais cela voulait dire qu’il allait avoir besoin d’argent. Il soupira. Il allait devoir recommencer les arnaques sur internet.

*Ma vie est vraiment merdique…*

Il s’empressa de finir sa tasse et s’éclipsa sans un bruit alors qu’Eliott était occupé. Une fois dehors il plongea son regard sur le ciel menaçant. S’il ne s’était jamais senti chez lui à l’intérieur du bloc de ciment qui leur servait d’immeuble, mais aujourd’hui c’était officiel, il n’avait même plus de toit où se réfugier s’il se mettait à pleuvoir.

*Guère différent qu’un putain de SDF.*

Qui prêtait attention à un gamin de quatorze ans marchant seul dans les rues ? La tête rentrée dans les épaules, il essayait de ne pas regarder les passants animés d’un but ou accompagnés, il ne voulait pas pleurer. Pleurer ça craignait, ça ferait de lui un perdant, or il n’avait rien fait pour l’être. Depuis le début.

D’habitude ça ne lui posait aucun problème qu’on ne fasse pas attention à lui. Au contraire, il aimait son anonymat, mais aujourd’hui, étrangement, son invisibilité le touchait. Il mourrait d’envie d’agripper les passants par leurs manteaux et de leur hurler dessus : « REGARDEZ MOI, ON M’A ABANDONNE COMME UN SALE CHIEN ».

Et comme il avait à peine assez d’argent pour mettre en place son arnaque et rien d’autre, il savait déjà qu’il passerait la nuit dehors, recroquevillé dans un coin abrité, seul et misérable.

**

Isaka se présenta à l’entrée de sa maison à la nuit tombée. Elle n’eut aucun mal à feindre d’être honteuse et misérable, car c’était tout à fait ce qu’elle ressentait.

Ses parents l’accueillirent à grands cri de soulagement et elle se laissa emporter dans leurs embrassades comme une poupée de chiffon. Ce n’était pas qu’elle n’était pas ravie de les revoir ou de les rassurer, mais le cœur n’y était pas. Il était comme brisé d’avance par ce qu’elle allait infliger à sa meilleure amie.

Le lendemain, elle le passa en partie au commissariat où elle récita son conte d’une voix éteinte, s’en sortant au final avec un avertissement et trois mois de séances avec un psy.

Finalement elle se demanda s’il n’avait pas mieux valut se terrer au sein de la meute, tranquillement, confortablement, jusqu’à la fin de ses jours. Un psy : quel horreur ! Qu’est-ce qu’elle allait bien pouvoir lui raconter ?

Heureusement, elle n’eut pas à retourner à l’école de suite. C’était plus qu’un soulagement car elle se sentait l’âme d’une trouillarde. Elle pouvait alors jouer à l’ado dépressive en s’enfermant dans la chambre qu’elle partageait avec sa petite sœur.

La seule chose qui la consolait, c’était les derniers mots de Kyo avant qu’elle ne parte de l’appartement avec Kyogané :

« Même si tu n’es pas encore transformé, tu fais partie de la meute Isaka. C’est ma responsabilité. Ça veut dire que quoiqu’il se passe ou si c’est trop dur, il y aura toujours un endroit où tu pourras rentrer. »

Un endroit où elle pourrait rentrer.

Ces mots à eux seuls étaient infiniment réconfortants.

***

Kyo séchait devant sa feuille blanche.

Assis dans son studio, cela faisait au moins vingt minutes qu’il cherchait à rédiger cette foutue lettre, mais toutes les idées qu’il avait lui paraissait stupide ou kamikaze.

*Cher Akito, tu l’as sans doute remarqué mais je ne fais plus partie de ta meute… Non, je vais me faire tuer.*

*Cher Akito. Je sais que nous n’avons pas toujours été en très bons termes mais… Quel euphémisme !*

*… J’espère que tu comprendras et que mon père comprendra que je vais rester vivre en France et que je ne reviendrais pas… Rien à foutre de mon connard de père !*

*Cher Akito, t’es qu’un connard, je t’ai toujours détesté, va te faire voir ! … Hum, sans doute trop direct…*

Le rouquin laissa sa tête tomber contre sa table basse et s’y tapa plusieurs fois.

Hier il avait fait ses vœux pour les études supérieures. En premier choix il avait demandé la licence sports-étude de l’Université Paul Sabatier et s’il s’était réjoui de pouvoir choisir, il savait aussi qu’il allait devoir faire face à ses responsabilités.

D’abord, il s’attendait à ce que les Soma lui coupent les vivres, ce qui signifiait qu’il devrait rendre son appartement. Ça, ce n’était pas bien grave. Il savait qu’il pouvait se faire héberger par Kyogané ou Alec, mais cela risquait de poser des problèmes pour ses études, à commencer par les frais d’inscription.

Plus sérieux, la meute des Soma pourrait vouloir le récupérer ou le massacrer, au choix, et si par chance leur meute comportait beaucoup de bestioles pour le moins inoffensive, il n’y avait pas moins de trois tigres et un puma dans les rangs. Si Akito avait la fantaisie de les envoyer en France, il ne savait pas s’il pourrait s’en sortir. Il avait Alec, un poids lourd, mais ce dernier n’avait pas d’expérience en combat… Par mesure de sécurité, il lui faudrait le trainer au dojo. Ensuite, il y avait les filles. Mimiko était un poids lourd, mais il n’avait pas la moindre idée de ce qu’elle était et de toute façon, il ne pouvait pas vraiment compter sur elle. Asuka, Naru et Arisa étaient des poids moyens, mais il était plus que réticent à les envoyer sur le champ de bataille. SA Arisa en danger ? Même pas la peine d’y penser.

Par bien des côtés, leur toute jeune meute était en danger… Et il ne savait pas s’il avait les épaules assez larges pour ça.

Laissant sa tête reposer sur la table basse, il se mit à espérer voir soudainement Arisa à ses côtés. Sa présence était rassurante, les évènements semblaient couler sur elle comme l’eau sur les plumes d’un canard, comme si elle ne s’en faisait jamais pour rien ou comme si elle ne cessait de s’y adapter, ses pattes toujours bien plantées au sol.

Lui avait actuellement l’impression d’être déséquilibré au moindre pas.

Mais elle avait toujours eu cette étrange confiance en lui, alors il allait essayer de faire comme si tout allait bien. Il ne voulait surtout pas voir de doutes dans ses yeux clairs et encore moins de larmes. Est-ce qu’il réussirait à la faire rire ? Est-ce qu’il pourrait la mettre en colère ? Elle semblait si féroce dans ces moments-là, comme un chien qui aboie sur un passant.

Il fut coupé de ses pensées par la sonnette d’entrée et se redressa brusquement en se secouant :

-J’ARRIVE !

Il repoussa ses brouillons de lettres qui l’entouraient et courut ouvrir la porte.

-Oui ?    

-C’esttt nouuuussss ! Claironna Alec en levant bêtement les bras comme s’il était une star de cinéma sur un plateau télé.

Kyogané se tenait derrière lui, un petit sourire aux lèvres.

Juste pour vérifier, il jeta un coup d’œil à son horloge mural. Yep, on était bien samedi soir. Qu’est ce qu’ils venaient faire ici ?

-On vient t’enlever ! Expliqua Alec comme s’il pouvait lire dans son esprit.

-Quoi ?

-Eh bien… Essaya d’éclaircir Kyogané mais il fut presqu’aussitôt coupé par le roux.

-Ca fait quoi, presque un mois que t’es dans la meute ? Et tu t’es toujours pas sacrifié au rituel du samedi soir ! Allez, viens !

Kyo fit un sourire forcé, très agacé, alors qu’Alec l’attrapait et essayait de le déloger de l’embrasure de la porte.

-Dis… Pourquoi on ne comprend jamais rien à ce que tu racontes ?  

Alec cessa de le tirer, leva la tête vers lui et cligna des yeux :

-Qu’est-ce que tu racontes, je m’exprime parfaitement bien. J’ai d’excellentes notes en français ! Et pourtant j’ai passé la moitié de ma vie aux States alors on peut dire que je suis un espèce de génie…

-C’EST BIEN CE QUE JE DIS, C’EST IMPOSSIBLE D’AVOIR UNE DISCUSSION AVEC TOI, TU PARLES DE FACON SYBILLINE OU TU CHANGES DE SUJET !!!! S’hérissa Kyo.

-Allez quoi, je veux juste que tu viennes avec nous ! C’est pas une raison pour m’hurler dessus ! Ouinnnn Kyogané, Kyo est méchant avec moiiiiii !!!

Le jeune homme derrière lui ouvrit la bouche puis ne sachant vraiment pas quoi dire la referma.

Quelques minutes plus tard, ils étaient tous dans la voiture de Kyogané et Alec rayonnait de satisfaction. Kyo boudait à l’arrière, leur jetant des regards peu amènes : Il n’avait toujours pas réussi à leur faire dire où ils se rendaient.

Finalement la voiture se gara à la bordure d’une petite ville, près d’un espace boisé. Enfilant son blouson, le japonais sortit et contempla le lieu désert en déprimant. Qu’est-ce qu’ils faisaient là ?????

-Il faut marcher un peu, lui appris Kyogané alors qu’Alec s’élançait déjà vers les bois.

Suivant le docteur dans un tout petit sentier, il grommela intérieurement en souhaitant noyer Alec dans la première rivière croisée. Il faisait froid, il faisait nuit, qu’est ce qui leur prenait de faire une randonnée ici ?

-C’est la forêt de Bouconne, lança finalement Kyogané et le lycéen stoppa un instant en comprenant.

C’est vrai. Il était l’alpha de la meute de Bouconne et il n’avait jamais mis les pieds dans cette forêt. C’était à peine s’il savait où elle se trouvait. Cependant, il aurait très bien pût s’y rendre en journée, non ?

Quittant le sentier, Kyogané le guida sans inquiétude à travers les fourrés et il sentit alors qu’ils n’étaient pas seuls. Arisa se trouvait par là-bas, ainsi qu’Asuka et Naru. Cela le fit se presser et sans s’en rendre compte il fut au niveau d’Alec quand ils arrivèrent dans une espèce de clairière.

Aussitôt une chose rousse fonça vers lui et il n’eut pas besoin de ses sens pour deviner qu’il s’agissait d’Arisa. Elle lui avait déjà dit qu’elle était un loup.

La louve qui battait furieusement de la queue était plus petite et élancée qu’il ne l’avait pensé. Son poil variait du beige au roux et ses yeux avaient gardé le beau vert de sa forme humaine. C’est tout ce qu’il pût voir parce qu’elle lui sauta à moitié dessus pour lui faire la fête, deux pattes sur son torses, elle se mit à lui lécher le visage en émettant des couinements d’impatience. Il la laissa faire deux minutes, conscient qu’il s’agissait chez les canins d’une marque d’affection et de respect, puis la repoussa en prenant ses deux pattes avant et en les reposant au sol.

-Oui, moi aussi je suis content de te revoir.

Tout en la frottant énergiquement tout autour de la tête, il jeta un coup d’œil curieux au reste de sa meute. Non loin d’Arisa, se tenait une petite chienne au poil brun qui allait et reculait, indécise, levant parfois la patte dans un geste d’invite. Naru, décida t’il. Elle aurait voulu faire comme Arisa, mais il la sentait encore timide vis-à-vis de lui.

Levant la tête il aperçut une tâche rousse/noisette dans un arbre et détailla le lynx qui le fixait d’un air calme, fermant à moitié les yeux de contentement. Asuka. Un plus gros félin qu’il ne s’y était attendu, mais il n’avait pas encore bien cerné la jeune fille.

Alec passa près de lui sous sa forme de léopard, Kyo ne l’avait pas entendu se déshabiller, et grimpa avec facilité sur un arbre effondré, rejoignant une silhouette qu’il n’avait jusque là pas remarqué.

Se tenant à distance, et presque invisible dans l’obscurité, se tenait une panthère noire. Il vit ses deux yeux dorés briller et elle se leva quand Alec vint frotter sa tête contre la sienne. A peine plus petite que lui, elle restait impressionnante. D’un saut elle quitta son perchoir, son frère derrière elle et Kyo les perdit de vue.

Mimiko.

-On vient tous les samedi soir pour se détendre, lui apprit Kyogané derrière lui. Tu manquais à l’appel et alors on a réalisé que personne ne t’avais mis au courant.

-Ah… C’est ça.

-Ca fait combien de temps que tu retiens ton animal sans pouvoir te laisser aller à ta véritable nature ?

-… Mais, et toi ? Demanda Kyo sans lui répondre.

-Il y a quand même des gardes forestiers dans cette forêt. Je ne peux pas disparaitre ou me fendre dans le paysage comme vous, mais j’en profite quand même. Allez, cesse de te poser trente mille questions. Nous savons que tu mourrais d’envie de la revoir.

Arisa avait posé sa tête sur son épaule, très calme pendant que ses mains avaient inconsciemment glissé pour caresser son échine. S’en rendant compte, il s’immobilisa et rougit un peu.

Les non changeurs qui voyaient un changeur sous sa forme animal étaient souvent tentés de se comporter comme avec un animal normal. Caresser le dos ou gratter le ventre  d’un chien paraît si anodin… Mais un changeur ce n’est pas réellement deux créatures différentes. Humain ou animal, aucune importance, depuis tout à l’heure, c’était comme s’il caressait le dos nu de la jeune fille.

Bon, lui, il pouvait, il était bien son compagnon, non ? Mais le premier qu’il voyait faire ça, il lui arrachait la main à coups de crocs.

Comme pour s’en assurer, il refit glisser ses doigts le long de la colonne vertébrale de la louve, poussant le vice jusqu’à descendre sur le bas du dos. Un peu gêné quand même, il éloigna la louve et se redressa vivement en sentant le regard amusé de son ami.

-Bon, on va vous laisser seuls. Tu viens avec moi Naru ?

La labrador aboya joyeusement en réponse et suivi le docteur la queue battante. Kyo pût se rendre compte qu’Asuka avait disparu de son perchoir et il n’y avait aucune trace d’Alec ou de sa sœur.

Il ne restait plus que lui et Arisa qui lui mordit le pantalon pour le tirer, semblant impatiente de se dégourdir les pattes.

-OK ma belle, laisse-moi le temps de changer.  

Elle le lâcha et se posa sur son postérieur, en attente.

Kyo chercha un endroit où déposer ses affaires et commença à se déshabiller rapidement car il avait quand même sacrément froid. C’est alors qu’il commençai à retirer son pantalon qu’il constata qu’Arisa avait toujours le museau tourné vers lui.

-Le spectacle te plait ? Lui demanda-t-il avec un sourire en coin, moitié sérieux, moitié taquin.

Si les loups avaient pu rougir… Arisa posa sa patte sur son museau avant de se retourner sous les éclats de rire de son compagnon. 

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